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Affichage des articles associés au libellé Marcel Proust

Proust et Frankenstein

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Le soir du dimanche 10 novembre 1912, Marcel Proust, qui va de déconvenue en déconvenue avec les éditeurs, écrit à Mme Straus : ' J'ai tellement l'impression qu'une œuvre est quelque chose qui sorti de nous-même, vaut cependant mieux que nous-même, que je trouve tout naturel de me démener pour elle, comme un père pour son enfant .' Marcel Proust n'a pas eu d'enfant, son grand livre fit toute sa progéniture. Je trouve touchante cette modestie qu'on sent chez lui, toujours, devant son œuvre. Marcel Proust au bord du Grand Canal, Venise printems 1900 Les hommes deviennent peu de choses devant leur œuvre dès lors qu'ils réussissent à extirper de leurs entrailles le meilleur de ce qu'ils ont senti - c'est paradoxal, mais le plus grand créateur, une fois son but atteint, se voit immédiatement condamné à rentrer dans l'ombre, à s'effacer devant la créature qui vient de sortir de lui: s'il a bien travaillé, tout de ...

Le voyage idéal, Marcel Proust et l'Egypte

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De nouveau aujourd'hui, je pioche au hasard - et avec délice -  dans l'un des vingt et un tomes de la Correspondance de Marcel Proust éditée chez Plon par Philip Kolb. Cet américain natif de Chicago consacra une grande partie de sa vie à la tache titanesque consistant à rassembler et à annoter les lettres de Proust, à retrouver une trace, aussi minuscule soit-elle, de ceux qui y sont nommés... En cinquante années de travail, Philip Kolb publia cinq mille lettres, ce qui représente selon lui à peine plus d'un dixième de l'ensemble de celles qu'écrivit Proust. Le tome XX, l'un des plus difficiles à se procurer. Le 2 février 1908, Marcel Proust écrit à Madame Straus : ' Voulez-vous que nous louions un bateau sur lequel on ne fera aucun bruit et d'où nous verrons défiler sans quitter notre lit ( nos lits) toutes les belles villes de l'univers posées au bord de la mer? ' Il en est ainsi, oui! Que les plus belles villes du monde viennent...

Un premier bilan. Katherine Mansfield, Tchekhov, admettons.

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Cela fait à peu près quatre mois que j'ai commencé à tenir ce blog, l'heure d'un premier bilan. En quatre mois, le blog cumule 1500 pages vues. Le total est honorable mais non pas satisfaisant. J'avais dans l'idée de fédérer une petite armée de fidèles qui, par la suite, serait à même de m'accompagner dans le lancement du livre d'Elmo: pour l'instant, je n'ai rien fédéré du tout. Il faut être tenace - mais, faute d'éternité, les hommes ne sont jamais tenaces que jusqu'à un certain point... Et les blogs - c'est leur drame - finissent tous, tristement, par un abandon en rase campagne. Je vais essayer de faire durer celui-ci aussi longtemps que possible. Ce qui revient à dire peu de choses. Autant, dès lors, reprendre le travail et vous parlez, comme je l'avais prévu, de Katherine Mansfield et d'Anton Tchekhov. Katherine Mansfield (1888-1923) A la fin de l’année 1922, quelques jours avant la mort de Proust, à ...

Introduction

Je suis Doctus Monkey et aujourd'hui 17 avril 2019 je prends mon envol, c'est à dire que je commence à écrire ce que j'ai à écrire. Je commence dans la simple et grande ambition de dire ma façon de voir le monde, dans ses détails et dans sa globalité. Je suis Doctus Monkey et je n'ai pas d'autre nom que celui que je me suis choisi. Ce nom m'installe dans un endroit de l'espace depuis lequel j'ai l'impression grisante de tout regarder de haut. Dans ce journal, il y aura tout ce que j'aime: De la littérature, celle que je lis mais aussi celle que je fais. Des mathématiques. De l'informatique et de l'intelligence artificielle. Du tennis. Du cinéma. Et puis, de nombreuses notes qui, je l'espère, n'entreront dans aucune catégorie. Voilà le programme, et c'est parti dans le courant du fil des jours. Puisqu'il n'y a pas à tergiverser - selon le commandement de Saint Jean auquel Marcel Proust se réfère...