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Affichage des articles associés au libellé Léon Tolstoï

Le ressort intérieur, contre le global warming

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Je viens de terminer 'Anna Karénine'. Dans mon exemplaire de la Pléïade, c'est 'Résurrection' qui lui fait suite. Dont je découvre, comme un électro-choc, les premières lignes dans la traduction d'Edouard Beaux: ' Les quelques centaines de milliers d'êtres humains qui s'étaient rassemblés sur cet espace étroit avaient beau mutiler la terre sur laquelle ils s'entassaient; ils avaient beau écraser ce sol sous des blocs de pierre afin que rien n'y pût germer, arracher toute herbe qui commençait à poindre, enfumer l'air de pétrole et de charbon, tailler les arbres, chasser bêtes et oiseaux, le printemps était toujours le printemps, même dans la ville. Le soleil était chaud. Vivifiée, l'herbe poussait et verdoyait partout où elle n'avait pas été raclée, non seulement sur les pelouses des boulevards, mais encore entre les pavés des rues; les bouleaux, peupliers, merisiers déployaient leurs feuilles parfumées et gluantes, les till...

L'écritoire rouge

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Il y a longtemps de cela, j'ai cherché à acheter un écritoire. Mon écritoire, et sa rouge simplicité Parce que le coeur me brûlait de pouvoir écrire en toute circonstance. Dans les positions les plus improbables - même au fond d'un lit ou allongé sur un canapé - l'écritoire promettait d'assurer à ma feuille de papier la rigidité nécessaire me permettant d'écrire. J'allais pouvoir écrire partout: grâce à lui, je ne serai plus du tout tributaire des aléatoires circonstances de la vie. Cette perspective me remplissait de joie car plus rien désormais ne m'empêcherait d'assouvir cette volonté farouche. Quand j'y repense, vingt ans après, je sens que bouillonnait au coeur de ces instants le meilleur de ce que je suis. S'il me fallait un écritoire, c'est aussi parce qu'à cette époque je découvrais qu'il existe de tristes chambres qui ne possèdent pas de bureau - comme il existe de lugubres maisons sans livres.  Je suis sûr que...